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PATRICKSAYTOUR
FELIX
en partenariat avec la galerie Philippe Pannetier - Nîmes.
Galerie In extenso
29 octobre - 27 novembre 2009
CELINEAHOND
LE PUY DE DÔME A T'IL UN JOUR MESURE 4 CM?
Vitrine Galerie In extenso
17 septembre - 17 octobre 2009

Le Puy-de-Dôme a-t-il un jour mesuré 4 centimètres de haut ? est constitué d'un stock d'images collectées depuis mars 2007 par l'artiste dans ce que l'on pourrait appeler un fonds familial. C'est majoritairement en Auvergne que Charles Chabrand parent de l'artiste réalisa ces films et photographies entre 1951 à 1982. Que l'on ne s'y trompe pas pourtant, il n'y a rien d'introspectif dans cette oeuvre vidéographique de Céline Ahond. Pas d'intimité, pas de plan rapproché, pas de visage, les corps sont présents mais échappent à la description. Le document n'est pas personnel, à ce point qu'étrangement il peut même nous être à chacun familier. Par delà ces petites histoires qui émanent de ces séquences, c'est la natures des images ; leur poids, leur gravité, l'empreinte du temps qu'elles fossilisent qui est représenté.

Les images sont affectées par le temps comme nous le sommes car " elles nous ont vu grandir " pour reprendre l'expression de Serge Daney, elles portent le deuil de notre enfance, elles constituent un seuil infranchissable. Et d'enfance il est aussi question dans la démarche de Céline Ahond, ou plutôt de jubilation presque enfantine. Le Puy-de-Dôme a-t-il un jour mesuré 4 centimètres de haut ?, c'est aussi une histoire de montage, du plaisir de monter non pas pour narrer mais par jeux formels, simplement pour fureter à l'instar de cette mouche disgracieuse présente sur un des écrans de l'installation et qui d'une certaine manière répond à cette question profondément métaphysique ou plutôt typiquement Ahondienne : " Que se serait-il passé si une mouche avait volé dans la caverne de Platon ? "

Martial Déflacieux


Le Puy de Dôme a t'il un jour mesuré 4cm de haut :
Images capturées par Charles Chabrand
Images collectées & montées par Céline Ahond

Remerciements à Monique Chabrand
DELPHINERIGAUD
JVC / HP
Vitrine Galerie In extenso
25 juin - 11 juillet 2009
dossier de presse

Contrairement aux apparences (l'image d'une camera qui fixe la rue) qui pourraient évoquer une critique des sociétés panoptiques livrées aux systèmes de surveillance, le travail de Delphine Rigaud n'est absolument pas politique. La démarche de cette artiste confère même plutôt au désengagement, non pas au sens idéologique mais par l'absence d'une expression subjective. C'est même un certain nombre d'éléments assez objectifs qui peuvent nous permettre d'appréhender l'oeuvre présentée, à commencer par le titre JVC / HP. JVC qui représente simplement le fabricant de camera et HP pour celui des scanners. Les techniques utilisées nous mettent un peu plus sur la voie, d'un coté une photographie, de l'autre un film. Lorsque l'on réalise que le film peut provenir de la camera JVC et la photographie avoir été prise par le scanner on commence alors à entrer au coeur du système tautologique mis en place par Delphine Rigaud. Plus que la représentation d'une mise en abime (une camera filmant un numériseur en train de le scanner et ainsi de suite), c'est la stabilité de ce système d'équivalence qui peut nous fasciner. Toutefois L'absurdité du dispositif, une caméra face à un scanner, devrait aussi nous éloigner d'une lecture purement objectiviste. Il y a beaucoup de malice et de plaisir dans le travail de Delphine Rigaud et ce qui l'intéresse, c'est avant tout de cheminer dans un système plutôt que d'en atteindre la conclusion.

Martial Déflacieux
JEANLOUISAROLDO
JVC / HP
Vitrine Galerie In extenso
29 avril - 23 mai 2009
dossier de presse

L'apparente simplicité de la situation, un mur peint en rouge vermillon sur lequel est posée une toile, abrite en réalité un tissu de citations. Il faudrait commencer par dévoiler ce qui constitue l'origine du motif peint qui semble au premier regard n'être qu'une abstraction et qui grâce à notre adaptation rétinienne naturelle se recompose comme la représentation d'un homme vue de dos. Cet homme, c'est Buster Keaton, acteur-réalisateur dont le corps au service des cascades du cinéma burlesque a fait l'objet d'une multitude d'expérimentations. Comme le dit Robert Benayoun(1) « l'immortalité de Buster Keaton tient dans son regard » et c'est précisément à ce regard que s'attaque Beckett dans « Film »(2), court métrage métaphysique où Buster Keaton déambule un sac sur la tête d'où est issu l'image peinte. Il ya dans « Film », une sorte de condensé des questionnements de Beckett qui pour les traduire brutalement épousent cette formule latine « Esse est percipi », être c'est être perçu.
Tout comme le personnage de « Film » qui régulièrement prend son pouls pour s'assurer de la véracité de son existence tout en essayant d'échapper à toute forme de regard qui lui donnerait une gravité, la peinture de Jean-Louis Aroldo s'inquiète de son statu. Inquiétude qui se prolonge, à l'horizon des enjeux esthétiques, jusqu'au spectateur qui est de fait par ce dispositif d'une exposition en vitrine, un passant et donc l'alter égo du personnage peint.
On comprend alors que le simple dispositif mis en place offre un jeu de cache-cache entre une oeuvre et son spectateur. On comprend également qu'au-delà de la radicalité formelle de ce « catch eyes »(3), constitué par ce mur rouge, quelque chose nous regarde. Cette chose, qui est au coeur de ce personnage qui nous tourne le dos, est difficilement définissable et presque désagréable. Cette chose, c'est peut-être une des fragiles formes de notre propre conscience d'exister.

Martial Déflacieux


« Film » est disponible en libre accès sur http://www.ubu.com/film/beckett_film.html

1 Le regard de Buster Keaton aux éditions Ramsay poche cinéma
2 Samuel Beckett, Film, 1966. Film cinématographique 35 mm, NB, silencieux (un son), 30' Scénario : Samuel Beckett avec Buster Keaton
3 Technique d'accroche l'oeil ou « catch-eye» des jardins anglais
ANNE MARIEROGNON
LE CONTENU
Vitrine Galerie In extenso
26 juin - 5 juillet 2008
DELPHINEGIGOUX-MARTIN
"J'avais accoutumé de mordre à même les victuailles, les portant à ma bouche
avec mes doigts, et ces légères fourchettes de métal ou d'os ciselé, ces
couteaux dont ils usaient pour hacher les viandes, m'étaient à manier plus
lourds que les plus pesantes armes de combat" A.Gide (Thésée)
du 11 au 26 avril 2008, de 10h à 19h
dossier de presse
SUNKE
dans le cadre de l'exposition des diplômés 2007 de l'ESA - Clermont-Communauté
31 octobre - 23 novembre 2007.